Un congrès d’apiculture pour brasser des idées


– En 2010, les ruches installées
à Montréal se comptaient sur les doigts d’une main. Aujourd’hui, il y en aurait
autour d’un millier sur les toits des entreprises,
des résidences ou des bâtiments publics, comme ici, au palais
des congrès. La question : y a-t-il maintenant trop
d’abeilles sur le territoire de la métropole? L’entreprise Alvéole gère plus
de 350 ruches en milieu urbain. ALEXANDRE McLEAN, président
et cofondateur, Alvéole – Une indication qu’il y aurait
eu trop de ruches aurait voulu dire une perte de production,
donc moins de kilos produits de miel, et on le voit pas. À tous
les ans, on a une production qui est à peu près stable. L’année passée, on a eu
une année un peu plus difficile, ça arrive, mais cette année,
on le voit, on arrive dans des productions record. – Alvéole concentre surtout
ses activités dans les quartiers centraux de la ville. L’espace dont dispose
les abeilles d’une ruche pour se nourrir est, en général,
pas mal plus limité que les ruches installées en campagne. – J’ai 30 ruches… – En fait, il est trop limité,
selon Alain Péricard, qui a des ruches en Estrie et à Montréal. ALAIN PÉRICARD, apiculteur
– Ce que je constate, c’est qu’avec les mêmes
méthodes, je récolte peut- être… 1/5 ou 1/6 du miel
que je récolte à la campagne avec les même abeilles. – L’un des problèmes que pose
le manque d’espace, dit-il, c’est que les abeilles
trop à l’étroit ont tendance à essaimer, à créer de nouvelles
ruches, et parfois, à devenir plus agressives. – Il y a une personne
sur 5000 qui peut subir un choc anaphylactique à cause
d’une piqûre d’une abeille. S’il y a trop de ruches,
les ruches vont avoir tendance à essaimer et, d’une certaine
facon, ça peut mettre à risque même la vie de certaines
personnes. – Alexandre McLean pense, au
contraire, que la cohabitation est possible, comme le démontre
l’expérience de plusieurs grandes villes, dont Londres,
avec ses 4000 ruches, ou Paris. – Paris a 700 ruches pour
une superficie qui est trois fois plus petite que celle
de Montréal, t’sais, alors, si on a à peu près 700 ruches
à Montréal, on pourrait se dire qu’il y aurait trois fois plus
de places. Eux font ça depuis 10 ans avec succès,
ça fonctionne bien. Ils ont des belles productions,
donc non, je pense pas qu’il y ait un problème, tant que
c’est bien géré, tant qu’on a des abeilles qui sont dociles
et qu’on fait bien ça, t’sais. – Ce qui est certain, c’est que
l’engouement pour la production de miel en ville n’a pas l’air
d’une mode passagère. – Aujourd’hui, l’apiculture
urbaine devrait s’orienter vers des projets communautaires,
éducatifs, et non plus vers le désir d’une personne
d’avoir une ruche ou plusieurs sur son toit ou son balcon. – Ici Normand Grondin, Radio-Canada, Montréal

Comments

  1. Brqvo et Merçi aux Amis Canadien pour la sauvegarde des Abeilles''' les solutions ne manquent pas quand l' homme oeuvre pour la survie des espèces essentielle à sa survie''' Très Bonne idée++

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